MURDER IN THE CATHEDRAL

Afraid of…

(Soleil 02 // LP)

MURDER IN THE CATHEDRAL est un groupe français qui joue de l’acid-rock à base de guitares et qui m’apparaît comme un croisement entre Bevis Frond, Cream et Jefferson Airplane. La musique a un superbe son cru qui vous transporte au Fillmore en 1968. Le groupe est un trio (bien qu’il y ait de nombreuses guitares) qui comprend Stéphane MORU aux guitares et au chant, Pascal MORU à la basse et aux claviers, et Gilles LEPRON à la batterie.

« Afraid of… » est une édition vinyl limitée de 500 exemplaires et le disque comporte à la fois des morceaux chantés et des instrumentaux, allant de 3 à 5 minutes. C’est le second album du groupe. Tant les morceaux chantés que les instrumentaux me plaisent vraiment car beaucoup de ceux chantés incluent des passages instrumentaux enflammés. Des morceaux comme « Nervous Breakdown », « Dead pictures », « Message from the sun », et « Lost love » ont cet esprit acide du San Francisco des sixties que me rappelle également Bevis Frond. La guitare de Stéphane est brûlante, dans ce style brut qui a si bien fait sonner le psychédélisme des 60′s.

« Bed of roses » est un peu différent, rappelant beaucoup les Byrds. Mais « War games » est mon morceau chanté favori. Il a un caractère épique, comme un hymne, avec ses superbes guitares hallucinées qui accompagnent la musique. Le groupe explore encore plus à fond le spectre psychédélique avec ses instrumentaux. « Acid sea » a une mélodie de guitare toujours brute et qui pourtant flotte dans l’éther. La musique est comme une ouverture psychédélique majestueuse qui non seulement fonce mais se développe. J’aurais aimé la voir évoluer au delà de ses 4 minutes. « Pagan mass » est un voyage psychédélique qui vous transporte dans les bazars du Moyen Orient d’autrefois avec ses soli de guitares et ses percussions tribales qui voyagent loin dans le cosmos. « Chaotic meditations » est mélodique avec un son bien acide, gorgé de wah-wah. Comme « Acid sea », ce morceau a plus de développements thématiques que les autres, est moins brut et joue davantage sur une complexité instrumentale, bien que toujours fermement ancré dans le royaume psychédélique.

Pour résumer, Murder In The Cathedral propose un magnifique psychédélisme, joué par de vrais musiciens, pour ceux qui aiment les pures jams cosmiques.

Jerry KRANITZ, Aural Innovations, octobre 1999 (http://www.infinet.com/~jkranitz/space/space.html)

YOO HOO, it’s special vinyl time. Voici en fait le second album de ce groupe. Le premier (maintenant épuisé) a été comparé aux grandioses PLASTIC CLOUD & QUICKSILVER. Celui-ci m’éclate simplement ! La moitié des morceaux sont instrumentaux et les autres ont des paroles en anglais rappelant les harmonies de GRATEFUL DEAD (de TELEVISION également). Mais ce sont les instrumentaux qui illuminent particulièrement.

C’est vraiment comme du 60′s-style psychedelic acid-folk-rock qu’il faut l’écouter. Et le vinyle de 190 grammes est enveloppé dans une adorable pochette brillante pleine de couleurs avec un insert (photo du groupe + infos).

Rod GOODWAY, RUSTIC ROD

La vie est pleine de surprises : un groupe psychédélique de Vire (Bretagne orientale, prés de Rennes), un trio qui a enregistré un album complet « à la maison » sur leur équipement 8 pistes. Gilles Lepron (batterie), Stéphane Moru (chant, guitare, claviers) et Pascal Moru (basse, claviers) ont mis en boîte un album complet d’une excellent qualité acoustique et psychédélique. Leur musique paraît très inspirée par les groupes psychédéliques anglais à guitares du début des années 70 tels que Clear Blue Sky, T2, Wishbone Ash et même Man, donnant 8 longues pièces la plupart du temps remplies de lignes de guitares fluides et perverses, des claviers style « Floyd » et des atmosphères semi-médiévales.

Un album élégant et beau, sonnant authentiquement anglais dans la musique et le chant ! Un album recommandé qui, on peut le prédire, deviendra un collector très bientôt.

CROHINGA WELL

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